<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247</id><updated>2011-08-01T11:56:30.904-07:00</updated><title type='text'>aggrada</title><subtitle type='html'>Comment j'ai perdu ma langue</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>24</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-2922658098117625782</id><published>2009-08-03T03:07:00.000-07:00</published><updated>2009-08-03T22:42:02.167-07:00</updated><title type='text'>Des trucs plus marrants</title><content type='html'>Toute ma vie, j'ai pensé que l'arrière-grand-mère Ardisson, cette maîtresse-femme à laquelle j'étais censée devoir ressembler un jour, car elle avait du caractère, était la mère de notre grand-mère qui habitait avec nous dès qu'on a eu la grande maison. C'était idiot. Il aurait suffi que je réfléchisse trois secondes ou simplement que je regarde la généalogie que j'ai moi-même  consulté aux archives de Draguignan. L' arrière-grand-mère Ardisson , c'est la femme qui avait essayé, sans aucun succès, de mettre la grand-mère Marie au travail. Marie en fait se contentait de vivre de ses charmes. Mais  Marie ne tricotait pas. Marie  ne faisait rien ; toutes les pelotes de laine qui entraient dans la maison filaient rapidement en haut de l'armoire et on n'y pensait plus . Marie, toujours gaie et souriante, sortait, se promenait, allait rendre visite aux uns et aux autres.  En fait cette Madame Juhan, née Ardisson, n'était pas du tout du côté des Caraveo de Vallauris. D'après les noms, je n'aurais jamais dû me tromper. En fait elle était de La Motte et d'une famille qui avait mauvaise réputation. Tout le monde dit ouvertement aujourd'hui que, dans ce village, à cette époque on a mis en prison ou à Pierrefeu, un monsieur Ardisson attrapé en train de faire l'amour aux cadavres de jeunes femmes qu'on venait d'enterrer. En fait cette Ardisson était la mère de mon grand-père Juhan inscrit sur les registres en qualité de charretier Cette madame Juhan, née Ardisson, a été la seule personne à exercer une autorité sur mon père. Le père de mon père  n'a épousé ma grand-mère que parce quelqu'un l'a obligé à le faire. Quand il s'est marié, il vivait avec une autre femme, dont il avait déjà des enfants. Mon père ne l'a jamais connu. Il paraît que si par hasard Marie, accompagnée de son fils Virgile, mon père, dans la rue, vite elle changeait de trottoir entrainant son fils. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule chose drôle dans cette histoire, c'est que j'appartienne à la même famille qu'un présentateur de télé assez connu qui a fait lui aussi, avant moi, selon le conservateur des archives de Draguignan, retour vers ses origines familiales.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-2922658098117625782?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/2922658098117625782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/08/des-trucs-plus-marrants.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/2922658098117625782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/2922658098117625782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/08/des-trucs-plus-marrants.html' title='Des trucs plus marrants'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-1035600253542450082</id><published>2009-07-26T03:50:00.000-07:00</published><updated>2009-07-27T01:06:43.297-07:00</updated><title type='text'>Fais-la taire, surtout celle-là...</title><content type='html'>Je comptais silencieusement les verres qu'il buvait à table. J'étais désagréable quand il avalait la soupe en aspirant bruyamment la cuillère. Manger en face de lui était devenu un supplice. Au fur et à mesure que j'apprenais à l'école et que je lisais des livres, je devenais à même de juger , du moins je le croyais. Pour critiquer, il n'y a pas pire que ceux qui viennent juste d'apprendre. Moi qui voulais tout savoir, je voulais aussi tout redresser et j'en ratais pas une. Mon père laissait dire. Il voyait plus loin. Parfois il disait à ma mère : "Catherine, fais-la taire, surtout celle-là." Alors elle m'envoyer coucher sans manger et je pleurais jusqu'à ce que je m'endorme. Personne n'a jamais cherché à parler de rien avec moi. Il fallait me faire taire. C'est tout. Les réflexions désagréables, ça servait juste à me faire punir. Ca me fait de la peine à repenser à ça aujourd'hui et je voudrais me faire ma propre idée sur ce sujet même s'il y en a d'autres qui auraient plutôt intérêt à brouiller les cartes. Parce qu'après tout, qui est-ce qui lui apportait ses pantoufles, le soir, après le travail quand il enlevait ses gros souliers à semelles clouées, ça été moi, jusqu'à la fin. J'étais fière de cette fonction, bien qu'elle ne m'ait jamais été disputée par personne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-1035600253542450082?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/1035600253542450082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/fais-la-taire-surtout-celle-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/1035600253542450082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/1035600253542450082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/fais-la-taire-surtout-celle-la.html' title='Fais-la taire, surtout celle-là...'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-5887438538338131029</id><published>2009-07-25T02:00:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T03:50:09.319-07:00</updated><title type='text'>Il était  encore une fois</title><content type='html'>Il faudrait pouvoir comprendre comment il s'est laissé petit à petit enfermer dans un piège Il voulait sans doute des choses qui ne peuvent pas marcher ensemble : que ses enfants ne rencontrent pas les difficultés qu'il avait connues tout en restant fidèle à lui même. Parfois je suis triste  : j'aurais voulu pouvoir défendre mon point de vue et empêcher qu'il soit trop gros, qu'il tombe malade et qu'il meure. La langue de ma famille,  en fait, j'ai bien  su la parler après, avec ma mère. Je savais faire comprendre à ma mère, sans aucun mot compliqué,  les livres, les films, la politique.. Je n'ai pas de problème pour parler avec les étrangers qui arrivent à Paris sans un seul mot de français. Mais je ne me souviens pas d''avoir discuté avec mon père pour défendre mon point de vue Je devais penser que je n'y avais pas droit. Il n'y avait pas de temps pour ça. Le jour où mon frère aîné s'est mis devant la porte du cabinet pour m'empêcher d'entrer, alors qu'arrivant de l'école j'avais très envie de faire pipi et qu'à la grande joie de mes deux frères, spectateurs de la scène, j'ai dû faire pipi par terre devant eux, je voulais qu'on le dise, le soir, à mon père pour qu'il les punisse. J'étais bien censée, moi, signaler tout ce que je faisais de pas bien, à l'école par exemple, si reculais dans le classement et j'étais immédiatement punie. Ma mère avait un système très simple pour punir. Si on était un peu loin de sa portée,  elle nous disait " Viens ici, que je te frappe !". Et moi, en tout cas, je venais. Mais pour cette affaire-là, pour mon frère aîné, ça pas été pareil. C'est tout juste si on ne m'a pas punie, moi, parce que j'embêtais le monde en faisant des histoires pour rien du tout. Il fallait pas déranger mon père qui rentrait fatigué de sa journée de travail, surtout pourdes choses qui n'en valaient pas la peine. Mon pèr a demandé à ma mère de quoi il s'agissait. Il s'agissait de rien. Les mères privilégient les garçons. Je me demande pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois reconnaître que longtemps j'ai préféré me raconter que j'étais une princesse et que si j'étais tombée dans cette famille, c'était par erreur. Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond et à partir du moment où je m'en suis rendue compte, je suis devenue une vraie peste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-5887438538338131029?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/5887438538338131029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/il-etait-encore-une-fois.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/5887438538338131029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/5887438538338131029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/il-etait-encore-une-fois.html' title='Il était  encore une fois'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-3859234006942703439</id><published>2009-07-15T13:41:00.000-07:00</published><updated>2009-07-15T13:44:20.337-07:00</updated><title type='text'>Interruption</title><content type='html'>Ce blog a été  fermé pendant une semaine. J'étais en vacances. Je songe d'ailleurs à ouvrir un autre blog, justement sur les vacances. On va voir ça demain!...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-3859234006942703439?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/3859234006942703439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/interruption.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/3859234006942703439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/3859234006942703439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/interruption.html' title='Interruption'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-3070469163408099439</id><published>2009-07-08T03:18:00.000-07:00</published><updated>2009-07-17T02:23:27.728-07:00</updated><title type='text'>Les images qui restent</title><content type='html'>Je me souviens de mon père, vraisemblablement en 1946 en train de chercher une fontaine sur le quai d'une gare avec nous derrrière lui et le train qui risque de partir sans nous. Cette image me revient toutes les fois que je vois, dans la rue, un homme, un père de famille , pauvre, chargé de valises, et qui cherche son chemin suivi de ses enfants. Je le revois, vers la fin, dire qu'il aimait un geste qu'avait ma mère pour manger du pain. Elle porte le morceau à sa bouche tout en le cachant dans sa main. Tout ce qui entrait dans la maison comme nouveautés venait de mon père. Le miroir et le lustre en plâtre pour la chambre des filles, un tableau représentant une rue à Collobrières et un autre avec un petit voilier, c'est lui. On avait tous repoussé en choeur l'idée d'accrocher aux murs de la salle à manger les tableaux représentant une République triomphante avec un bonnet phrygien et un magnifique drapeau bleau,blanc, rouge...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-3070469163408099439?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/3070469163408099439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/les-images-qui-restent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/3070469163408099439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/3070469163408099439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/les-images-qui-restent.html' title='Les images qui restent'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-4346295207412963852</id><published>2009-07-07T06:17:00.001-07:00</published><updated>2009-07-07T07:57:42.702-07:00</updated><title type='text'>famille</title><content type='html'>&lt;p class="mobile-photo"&gt;                                        &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SlNK9WN7wxI/AAAAAAAAADs/wi2Azu17N0o/s1600-h/%3D%3Futf-8%3FB%3FTnVtw6lyaXNlcjAwMDUuanBn%3F%3D-761613"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5355706799670149906" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SlNK9WN7wxI/AAAAAAAAADs/wi2Azu17N0o/s320/%3D%3Futf-8%3FB%3FTnVtw6lyaXNlcjAwMDUuanBn%3F%3D-761613" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="FONT-SIZE: 14pt; FONT-FAMILY: times new roman, new york, times, serif"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-4346295207412963852?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/4346295207412963852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/famille.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/4346295207412963852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/4346295207412963852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/famille.html' title='famille'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SlNK9WN7wxI/AAAAAAAAADs/wi2Azu17N0o/s72-c/%3D%3Futf-8%3FB%3FTnVtw6lyaXNlcjAwMDUuanBn%3F%3D-761613' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-2057833919739135162</id><published>2009-07-06T13:53:00.000-07:00</published><updated>2009-07-17T02:28:02.218-07:00</updated><title type='text'>Tous les jours</title><content type='html'>Au début, c'est sûr, j'ai admiré mon père qui savait siffler avec une clef ou un macaroni ou même sans rien, avec les doigts. Le soir quand on habitait encore au quatrième étage en ville, quand il arrivait après sa tournée, il appelait ma mère d'en bas, en sifflant pour qu'elle descende l'aider à charger le camion . Dès que c'était possble je me faufilais et montais sur ses genoux pour qu'il me chante "Aupès de ma blonde" ou pour qu'on fasse "ninou, ninou, la bataille des nez. Il disait que c'est comme ça que les Chinois, ils se font la bise. Un jour, ma mère énervée a dit :"Descends de là, tu es trop grande !" Etre grande et blonde, ça se remarquait parce que c'était rare, mais d'après moi, ils auraient pu se mettre d'accord sur ce qu'ils appelaient "être grand" à la maison. Pour faire comme les deux aînés, j'étais trop petite.&lt;br /&gt;Par exemple compter la recette de la journée, le soir après manger, sortir les billets encore tout chiffonnés de la sacoche en cuir, ça m'aurait bien plu à moi aussi. Les lisser avec la main, faire de belles piles de dix et les accrocher avec une épingle avant de les ranger dans la petite valise bleue. Ca j'ai jamais pu le faire. J'étais trop petite. Ils ne m'ont jamais laissé compte : ils disaient que je me tromperais. Etre grande et blonde, ça donnait droit à rien du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc si au début j'avais cru en mon père souvent par la suite, ça m'est arrrivé d'être déçue. Quand on a trouvé le petit frère en remontant de chez les voisins qui nous avaient gardés une nuit, par exemple. Moi qui avais cru être la préférée de mon père, sa pipelette, la benjamine, je m'étais bien trompée. Et là, à partir d'un moment, je l'ai vu sous un autre angle. Ses chansons me plaisaient moins, surtout celle qu'il lui arrivait de chanter en grelottant de toute sa graisse quand il se lavait dans la cuisine, le soir apès le travail :"La fille du bédouin pissait dans un coin de la caravane...", je n'appréciais pas. Je faisais les brègues. On nous interdisait bien, à nous, de dire des grossièretés, de mettre les coudes sur la table en mangeant. Et de faire ci et ça. Alors, fallait savoir. Ah ! Ils étaient bien loin alors, les arbres chargés de fruits et les prés verts où on faisait des cabrioles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit à petit c'est devenu pour moi un supplice. Après dîner il aimait bien rester un peu à table à parler de choses et dautres. Sa serviette encore dépliée devant lui, il nous taquinait pour rire. Il disait des blagues. Il mettait le bouchon de la bouteille en équilibre sur le goulot de la bouteille de vin et d'un pichenette, il l'envoyait sur celui qui était en train de rêvasser, histoire d'engager la conversation. Ca mettait de l'entrain. Quand il était à table avec nous, mon père n'aurait pas aimé qu'on le rationne, ni pour manger, ni pour boire. Et le soir, c'était un verre de vin après l'autre. Qu'est-ce que ça pouvait faire, puisqu'après on allait se coucher ? Le vin, ça donne de la force. On achetait le vin en tonneau, à de bons clients, du côté des Borrels, et on le mettait en bouteille nous-mêmes, avec un tuyau en caoutchouc. C'est un travail marrant à faire. A table, même les enfants buvaient du vin mélangé avec de l'eau et même pur ; nous, pour le dessert, on avait toujours un verre de vin mélangé à quatre sucres avec la petite cuillère. C'était comme ça la vie.. Mais moi, un jour, après avoir vu le film de Marcel Pagnol "Manon des sources", j'ai commencé à me demander si deux litres de vin par repas pour mon père, c'était pas beaucoup. Ma mère apportait une autre bouteille quand la première était vide, sans faire de difficulté. Du moment qu'il buvait à la maison et pas dehors, au café, et qu'il rapportait bien toute la paye, personne n'avait rien à dire. Moi, j'avais rien à dire. En fait, même s'il faisait de grosses colèes, c'est pas lui qui commandait. Quand il n'a plus eu de cheveux sur le crâne et qu'on a eu fini de payer la maison, il est mort sans embêter personne et on n'en a jamais plus reparlé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Aujourd'hui c'est le centenaire de sa naissance&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-2057833919739135162?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/2057833919739135162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/tous-les-jours.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/2057833919739135162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/2057833919739135162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/tous-les-jours.html' title='Tous les jours'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-5341766469322462318</id><published>2009-07-06T13:21:00.000-07:00</published><updated>2009-07-08T03:04:11.962-07:00</updated><title type='text'>La mort</title><content type='html'>Il est entré à l'hôpital à Marseille en octobre 1956. La seule fois que je l'ai vu à Marseille, c'était pour la Noël. j'avais quatorze ans. Il faisait très froid, un temps clair et sec. Toute la campage était gelée et il y avait du givres sur les vitres du train . Comme cadeau on lui a offert un poste de radio à transistor. En me raccompagnant à la gare mon frère aîné m'a annoncé, sur les escaliers de la gare Saint-Charles, que, contrairement à ce qu'il avait toujours dit jusque là, mon père ne guérirait pas, qu'il avait un cancer et qu'il allait mourir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-5341766469322462318?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/5341766469322462318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/la-mort.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/5341766469322462318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/5341766469322462318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/la-mort.html' title='La mort'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-789841746812962711</id><published>2009-07-06T12:38:00.000-07:00</published><updated>2009-07-08T03:12:31.903-07:00</updated><title type='text'>Payer les traites.</title><content type='html'>&lt;p class="mobile-photo" align="right"&gt;                     &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SlJS1qlBt8I/AAAAAAAAACs/BHyZKljzR50/s1600-h/%3D%3Futf-8%3FB%3FTnVtw6lyaXNlcjAwMDQuanBn%3F%3D-742562"&gt; &lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5355433988813076418" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SlJS1qlBt8I/AAAAAAAAACs/BHyZKljzR50/s320/%3D%3Futf-8%3FB%3FTnVtw6lyaXNlcjAwMDQuanBn%3F%3D-742562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;                                                                                                                                                                                                                              &lt;/p&gt;&lt;div style="FONT-SIZE: 14pt; FONT-FAMILY: times new roman, new york, times, serif"&gt;                                           &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-789841746812962711?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/789841746812962711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/travailleur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/789841746812962711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/789841746812962711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/travailleur.html' title='Payer les traites.'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SlJS1qlBt8I/AAAAAAAAACs/BHyZKljzR50/s72-c/%3D%3Futf-8%3FB%3FTnVtw6lyaXNlcjAwMDQuanBn%3F%3D-742562' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-2948125861116802617</id><published>2009-07-05T13:57:00.000-07:00</published><updated>2009-07-06T10:02:28.987-07:00</updated><title type='text'>Dire ou ne pas dire</title><content type='html'>Si bizarre que ça puisse paraître, mon père n'avait pas de nom. A nous, quand elle en parlait, ma mère disait "Papa", mais pour s'adresser à lui, elle n'avait pas besoin de nom. Elle, par contre, c'était "Catherine". Bien sûr on savait que mon père avait, comme tout le monde un prénom puisque notre grand-mère qui vivait avec nous l'appelait"Vergilio" - ils se parlaient en provençal- Mais je n'ai jamais entendu ma mère s'adresser à mon père en l'appelant par son prénom.  On avait l'habitude. Ca paraissait complètement normal. De la même façon on faisait toujours la bise à ma mère quand on allait dormir mais eux, les parents, on les a jamais vus s'embrasser. D'après ma mère, c'était pas la peine de faire tant de grimaces. Ils étaient toujours bien d'accord tous les deux, alors, les singeries qu'on peut voir dans les journaux comme "&lt;em&gt;Nous Deux"&lt;/em&gt; ça sert à quoi ? On aurait pu se demander quelle place mon père avait dans cette maison; Le jour de Noël, quand on a été le voir  à l'hôpital de la Timone trois mois avant sa mort, mon père, déjà à moitié paralysé, a voulu prendre la main de ma mère pour l'embrasser et elle, elle l'a vite retirée avec un geste brusque et un regard de gêne,ou de reproche ou de mépris, je ne sais pas. Et elle a éloigné sa chaise du lit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-2948125861116802617?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/2948125861116802617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/dire-ou-ne-pas-dire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/2948125861116802617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/2948125861116802617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/dire-ou-ne-pas-dire.html' title='Dire ou ne pas dire'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-3617007653509495899</id><published>2009-07-04T13:21:00.000-07:00</published><updated>2009-07-05T13:49:30.985-07:00</updated><title type='text'>Comment j'ai perdu ma langue</title><content type='html'>En fait, ça ne m'étonne pas tant que ça que personne n'ait jamais voulu parler avec moi de mon père. Je ne parlais pas comme tout le monde. Je ne parlais pas la même langue. Un jour que mon père n'était pas là, il était à Paris, je sais pas pour quoi faire, et il avait emmené ma soeur, ça devait être en 1946, j'étais seule dans la cuisine avec ma mère et j'étais en train de m'muser avec un jouet,un vrai jouet. C'était le premier que je pouvais tenir entre mes mains sans que ça fasse des histoires avec ma soeur puisque tous les jouets étaient officiellement pour ma soeur. De toute façon, on n'avait pas besoin de jouets puisqu'il y en avait à l'école. Mais il se trouve que ce jouet-là m'avait été offert par ma marraine un petit buffet en bois peint en vert. Et ça me plaisait beaucoup de mettre de petits bouts d'épluchures de carottes et de poireaux sur ses étagères, de fermer ses portes en faisant bien claquer comme si j'étais une vraie maman qui revenait du marché. Et tout en jouant et en bavardant comme j'en avais l'habitude, j'ai demandé à ma mère qui préparait la soupe à côté de moi, si ce buffet était bien un cadeau pour moi. Elle m'a répondu qu'il était à moi comme à tout le monde. Il faut partager, il faudrait le prêter à ma soeur quand elle retournerait de Paris. Bon, d'accord,on verrait bien quand elle serait de retour mais je voulais savoir, j'ai demandé  pleine d'espoir, si : "&lt;em&gt;le buffet il était à moi&lt;/em&gt; &lt;em&gt;car mème ?"&lt;/em&gt; Ce buffet, c'était bien ma marraine à moi qui l'avait donné, pas celle de ma soeur, celle qui lui avait offert un poupon qu'elle avait appelé Henri et que je n'avais pas le droit de toucher. Alors ma mère m'a répondu sèchement qu'il ne fallait pas dire "&lt;em&gt;car mème&lt;/em&gt;" comme ça, avec l'accent des filles de Saint-Paul, le mauvais quartier de la ville. Il fallait pas parler comme ça, comme cette marraine qui avit plus de dix ans , une belle montre en or et qui ne savait même pas lire. Il fallait pas parler comme ça. Il fallait pas le faire.C'était pas bien. Elle n'a rien dit du buffet. Alors moi, j'ai compris que, ce magnifique buffet, il ne serait jamais à moi, pas plus que la poupée en chiffons qu'on avait récupérée aux Allocations Familiales et qui n'avait pas tenue deux jours avant que ma soeur lui fasse exploser les entrailles à coups de ciseaux sournoisement administrés et qu'on avait mise à la poubelle. J'ai compris que moi, je n'aurais jamais de jouets. je devrais me contenter de regarder les autres s'amuser. Je devrais attendre  mon tour. Ma mère n'aimait pas la famille de ma marraine, ma cousine, la fille du demi-frère de mon père. Elle trouvait que c'était pas bien de mener l grande vie,bouillabaisse, ripailles cabanon à la mer. Elle ne supportait pas de fréquenter des gens qui lui faisaient descadeaux. Bon alors moi, dans ces conditions, je l'ai cassé moi-même, ce buffet. Comme ça on n'en parlerait plus et par la suite, je me suis efforcée de parler autant que possible sans l'accent du midi. J'ai eu une première pneumonie. Mon père est retourné à temps. Il a fait venir le docteur. Heureusement c'était l'époque des premiers antibiotiques.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-3617007653509495899?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/3617007653509495899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/comment-jai-perdu-ma-langue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/3617007653509495899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/3617007653509495899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/comment-jai-perdu-ma-langue.html' title='Comment j&apos;ai perdu ma langue'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-7783494804765836303</id><published>2009-07-04T13:17:00.001-07:00</published><updated>2009-07-07T07:55:05.208-07:00</updated><title type='text'>le ruban dans les cheveux</title><content type='html'>&lt;p class="mobile-photo"&gt;                                             &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/Sk-49iLwLjI/AAAAAAAAACc/xf_v66a-AYE/s1600-h/le+ruban+dans+les+cheveux-778268.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354701849254440498" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/Sk-49iLwLjI/AAAAAAAAACc/xf_v66a-AYE/s320/le+ruban+dans+les+cheveux-778268.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="FONT-SIZE: 14pt; FONT-FAMILY: times new roman, new york, times, serif"&gt;                                 les cheveux attachés par un ruban &lt;/div&gt;&lt;div style="FONT-SIZE: 14pt; FONT-FAMILY: times new roman, new york, times, serif"&gt;(   Pas question de sortir pas coiffée&lt;/div&gt;&lt;div style="FONT-SIZE: 14pt; FONT-FAMILY: times new roman, new york, times, serif"&gt;de laisser pousser les cheveux&lt;/div&gt;&lt;div style="FONT-SIZE: 14pt; FONT-FAMILY: times new roman, new york, times, serif"&gt;                                          d'avoir une frange&lt;/div&gt;&lt;div style="FONT-SIZE: 14pt; FONT-FAMILY: times new roman, new york, times, serif"&gt;                                                                             de faire la raie au milieu)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-7783494804765836303?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/7783494804765836303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/le-ruban-dans-les-cheveux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/7783494804765836303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/7783494804765836303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/le-ruban-dans-les-cheveux.html' title='le ruban dans les cheveux'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/Sk-49iLwLjI/AAAAAAAAACc/xf_v66a-AYE/s72-c/le+ruban+dans+les+cheveux-778268.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-6690879219380014123</id><published>2009-07-04T12:16:00.000-07:00</published><updated>2009-07-05T13:06:38.376-07:00</updated><title type='text'>Les fêtes</title><content type='html'>Mon père, je sais bien que c'est lui qui me porte sur ses épaules pour voir le feu d'artifice. Ca doit être le jour où ils ont été à la banque avec ma mère changer les billets. Ils étaient tout contents A cette époque mes parents sont allés, les soirs d'été, dans des bals de quartier. Mes parents aimaient danser. Nous aussi. On voulait pas rester tout seuls à regarder au bord de la piste.. Alors ils nous prenaient, un après l'autre, pour danser avec eux. Pour eux c'était moins rigolo et ils ont arrêté. C'était compliqué.&lt;br /&gt;Mon père, c'est bien lui que je revois dans toutes les fêtes de mon enfance. La plus belle, ça été le baptême du petit frère. Une nuit mon père nous avait descendu en plein nuit dormir chez les voisins du premier étage, ceux qui cardaient la laine pour refaire les matelas. J'avais demandé si c'était les bombardements qui recommençaient. Mais non, c'était pas les bombardements. Le lendemain, on avait un petit frère. Le jour de son baptême, tous les grand- père, grand mère, oncles, tantes ,cousines de tous les côtés étaient réunis dans notre trois pièces ensoleillé. On avait installé deux tables couvertes d'une belle nappe blanche dans la pièce où d'habitude on dormait. On avait fait venir un cuisinier qui s'était occupé de tout, un ami de mon père. Il avait fait des vols-au vent en entrée ,et ça nous avait émerveillés. On n'avait pas l'habitude de manger des choses aussi raffinés. Le mot est resté longtemps dans la famille avec la prononciation "voile au vent" comme exemple du grand luxe. Il y a eu aussi la communion de ma soeur dans la grande maison...&lt;br /&gt;Mon père c'est bien lui qui nous amenait au cinéma et même au théâtre de Toulon où on a été voir tout le répertoire, opéras, opérettes qu'on peut voir dans une ville de province : La Veuve Joyeuse, Faust, Samson et Dalila etc.. On venait en camion. Mon père n'a jamais eu de voiture. On garait dans le centre ville et on s'installait au poulailler. C'est bien mon père aussi qui, toujours avec son camion nous amenait dans les endroits les plus beaux de la région : la Sainte-Baume, Notre-Damedes Anges d'où, par temps clair on peut voir jusqu'en Corse. On allait à la Foire de Maeseille où on a acheté une machine à coudre pour ma mèe t les fille, un Grand Dictionnaire Larousse Illustré pour tout le monde. J'ai encore une photo d'un de ces pique-nique, une photo prise avec l'appareil Kodak entré dans la famille sans doute pour le Brevet de mon frère aîné. Au dos du cliché, il y a écrit Miramar. Je sais que c'est ce jour-là que mon père a dit que ma soeur était jolie. Moi, je n'étais pas jolie. Moi, je serai une belle femme. J'étais belle. Sur le moment j'aurais préféré être jolie moi aussi. Ca a pu arriver que des connaissances de ma mère rencontrées dans la rue, disent de moi que j'étais une "belle plante" et je me faisais l'effet d'être une marchandise. En tout cas il n'y a pas eu de mesure de rétorsion de la part de ma soeur, du moins sur le moment.&lt;br /&gt;Mon père nous amenait aussi à Toulon au printemps pour acheter des habits neufs. On faisait les magasins. Il fallait trouver du solide, qu'on puisse laver, qui dure plusieurs années. C'était tout un cérémonial dont on n'a plus idée. Puis on allait chez le photographe : tous les enfants habillés en neuf sur la même photo.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-6690879219380014123?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/6690879219380014123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/les-fetes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/6690879219380014123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/6690879219380014123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/les-fetes.html' title='Les fêtes'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-3677033165589018838</id><published>2009-07-03T11:03:00.000-07:00</published><updated>2009-07-03T11:28:25.495-07:00</updated><title type='text'>le portrait de mon père</title><content type='html'>Mon père était un bel homme, les épaules larges, le dos droit, solide, l'air fier. Je le revois dans son travail, bien planté sur ses pieds de colosse, portant un sac de cinquante kilos sur l'épaule. Mon père était beau, brun aux yeux noirs tendres avec toujours un barbe drue qui piquait. Mais il était trop gros. Toujours le pantalon retenu par le ceinturon plus bas que la taille, la chemise qui pend à moitié sortie d'un côté. Quand je l'ai connu, il était déjà gros, trop gros et chauve sur le dessus de la tête. Je le revois assis au volant de son camion, le coude sur la portière, tirant des plans dans sa tête tout en conduisant. Au bout d'un moment, quand il avait fini de réfléchir tout en conduisant de la main gauche, il me donnait une petite tape sur la cuisse comme pour me réveiller et il me demandait à quoi je pensais moi. Et je répondais que je pensais à rien. En fait je construisais  souvent dans ma tête la maison que j'aurais aimé habiter, un château en Espagne avec toutes les belles choses que j'avais vues dans la journée. Mais je pouvais pas lui dire ça, que je rêvais d'habiter dans une villa comme celle où il devait tirer les sonnettes pour vendre ses sacs de pommes de terre. Remarquez qu'il devais bien se douter que j'avais des idées de ce genre. n'empêche que moi, j'osais pas le dire, que j'aurais préféré vivre dans une famille comme celle de ces estivants qu'on voyait dans les campins, ces estivants qui parlaient comme il faut et  allaient sûrement voir les spectacles affichés sur les murs des villes de la côte. Lui, mon père, il parlait pas comme à l'école, il parlait comme il savait , il parlait patois avec sa mère et avec les clients des campagnes.Il parlait avec les mots des gens du peuple. Mon père, c'était Raimu, et moi j'aurais préféré Gérard Philippe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-3677033165589018838?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/3677033165589018838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/le-portrait-de-mon-pere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/3677033165589018838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/3677033165589018838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/le-portrait-de-mon-pere.html' title='le portrait de mon père'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-3288954850089161912</id><published>2009-07-02T12:22:00.000-07:00</published><updated>2009-07-02T12:39:59.318-07:00</updated><title type='text'>J'ai fait un choix</title><content type='html'>Il m'appelait sa "Jeannette aux cheveux blonds", il me chantait "Auprès de ma blonde, qu'il fait bon, fait bon dormir..." en me faisant sauter sur ses genoux. Il'm'appelait aussi "baboite", en patois, c'est le mot pour quelqu'un qui parle tout le temps et disait : "Si les garis te mangent pas, on fera de toi une avocate". Il m'appelait aussi "ma mimi,", comme les paysans auvergnats  ou "ma grosse". Il était content que je sois grassouillette comme lui, il vaut mieux faire envie que pitié, come on disait à l'époqe. Dès qu'il était parti, ma soeur qui était maigre comme un "chat rôti" ou un "stokofish",s'empressait de reprendre  "hou ! la grosse..." hou, mimi la grosse.. !" Lui, il partait travailler. Il n'était pas là de toute la journée. Moi,  je restais tout le temps avec ma soeur. Je savais pas trop ce qu'il fallait en penser,  j'ai dû faire un choix.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-3288954850089161912?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/3288954850089161912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/jai-fait-un-choix.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/3288954850089161912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/3288954850089161912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/jai-fait-un-choix.html' title='J&apos;ai fait un choix'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-7781567503834824255</id><published>2009-07-01T11:49:00.001-07:00</published><updated>2009-07-07T06:50:08.563-07:00</updated><title type='text'>avoir vingt ans</title><content type='html'>&lt;p class="mobile-photo"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SkuvxGrxqmI/AAAAAAAAABs/2tObhPA3wZc/s1600-h/Avoir+vingt+ans-780643.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353565840202639970" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SkuvxGrxqmI/AAAAAAAAABs/2tObhPA3wZc/s320/Avoir+vingt+ans-780643.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Oui, il était vraiment bien.&lt;/p&gt;&lt;div style="FONT-SIZE: 24pt; FONT-FAMILY: times new roman, new york, times, serif"&gt;avoir vingt ans &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-7781567503834824255?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/7781567503834824255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/avoir-vingt-ans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/7781567503834824255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/7781567503834824255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/avoir-vingt-ans.html' title='avoir vingt ans'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SkuvxGrxqmI/AAAAAAAAABs/2tObhPA3wZc/s72-c/Avoir+vingt+ans-780643.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-4910493599919360582</id><published>2009-07-01T11:28:00.001-07:00</published><updated>2009-07-07T07:53:00.405-07:00</updated><title type='text'>miramar</title><content type='html'>&lt;p class="mobile-photo"&gt;                                            &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SkuqyZlF-eI/AAAAAAAAABQ/Af0gTYJfMUI/s1600-h/%3D%3Futf-8%3FB%3FTnVtw6lyaXNlcjAwMDEuanBn%3F%3D-705445"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353560364896614882" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SkuqyZlF-eI/AAAAAAAAABQ/Af0gTYJfMUI/s320/%3D%3Futf-8%3FB%3FTnVtw6lyaXNlcjAwMDEuanBn%3F%3D-705445" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;/p&gt;&lt;div style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: times new roman, new york, times, serif"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-4910493599919360582?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/4910493599919360582/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/mon-pere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/4910493599919360582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/4910493599919360582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/mon-pere.html' title='miramar'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SkuqyZlF-eI/AAAAAAAAABQ/Af0gTYJfMUI/s72-c/%3D%3Futf-8%3FB%3FTnVtw6lyaXNlcjAwMDEuanBn%3F%3D-705445' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-5063008299195121498</id><published>2009-07-01T10:03:00.000-07:00</published><updated>2009-07-01T10:37:04.171-07:00</updated><title type='text'>La libération</title><content type='html'>Après on s'est  retrouvés tous les cinq dans un genre de grenier ensoleillé, trois pièces,sans eau, au quatrième étage.On n'avait pas l'eau courante. Il y avait un évier en grès qui servait pour la vaisselle, la lessive pour nettoyer le sol, laver les vêtements et pour se laver. Mais pas l'eau courante. Pas de robinet qu'il  aurait suffi de tourner. Pour avoir de l'eau, il fallait la monter de la fontaine, en bas, dans la rue. C'est ma mère qui montait les seaux, chaque fois deux seaux en fer. Si les gens qu'on a rencontrés par la suite avaient su qu'étant petits, on se lavait pas, sauf mon père, chaque soir quand il rentrait du travailavec une grande bassine, près de la cuisinière en fonte dans la cuisine avant de manger, si les gens savaient qu'étant petits, on ne se lavait pas, qu'est-ce qu'ils penseraient? Jamais ils n'accepteraient de nous parler. Je vais pas m'amuser à raconter ça dans les salons. La vie est déjà assez difficile. Mais faites le compte : combien de seaux ma mère aurait dû monter pour que cinq personnesse lavent tous les jours autre chose que les mains et la figure ?Vous voyez bien que c'était pas possible. C'est ça, la vraie histoire de ma famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors moi, j'ai demandé pourquoi maintenant on restait là, à vivre entassés les uns sur les autres, pourquoi on ne retournait pas à la campagne. J'ai eu la nostalgie  de l'herbe verte des prés. Je montais sur le vélo de ma mère appuyé contre le mur et pédalai aussi vite que je pouvais, à l'envers, en disant que je partais"à la campagne en bicyclette"Je demandais aussi pourquoi maintenant mon père restait tout le temps avec nous. Il ne l'a pas mal pris; C'était le temps où j'avais encore le droit de monter sur ses genoux. J'aimais beaucoup monter sur ses genoux; J'étais bien dans ses bras...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-5063008299195121498?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/5063008299195121498/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/la-liberation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/5063008299195121498'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/5063008299195121498'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/la-liberation.html' title='La libération'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-451083635739618257</id><published>2009-07-01T09:18:00.000-07:00</published><updated>2009-07-01T10:02:41.721-07:00</updated><title type='text'>Ca rendait service</title><content type='html'>Ce que mon père venait faire à la campagne, le jour où il annonce que ça y , les Américains ont débarqué dans le sud de la France, c'était , vous l'avez compris, d'aller voir les payans dans les fermes, leur acheter de la viande, mettre de gros quartiers de viande, de beurre, enfin, je sais pas exactement quoi, puisque j'ai jamais vu, et puis redescedre sur la côte et les revendre. C'est sans doute comme ça qu'il a pu rembourser, bien avant la date prévue, l'emprunt qu'il avait fait pour nous acheter une maison  Je sais pas avec quel argent il a commencé ni qui lui avait donné les adresses. Je me rappelle d'une fois ; on était en train d'attendre le train dans une gare. Beaucoup de monde sur le quai. Je crois que c'était à Lyon Mon grand frère, qui était chargé de porter un colis enveloppé de papier kraft, laisse tober le colis sur le quai, par terre. Petit à petit une tache plus foncée que le papier s'étend, de plus en plus visible, et les gens qui sont autour de nous s'éloignent. La bouteille d'huile s'est cassée. Me parents très pâles poussent le paquet sous un wagon et on part nous aussi un peu plus loin. J'aurai bien aimé savoir qui exactement avait demandé à mon père de prendre ce genre de risque. J'ai appris dans les livres que l'Auvergne était  officiellement la région chargée de pourvoir au ravitaillement du Sud-Est. J'ai appris, longtemps après, en questionnant les gens du pays que la ville d'Ambert avait toujours été un grand marché pour le commerce de la pomme de terre. Vraisembablement un des courtiers empêchés de travailler parce qu'il portait un nom pas catholique. En tout cas un autre jour mon père est revenu nous chercher et on est tous descendus en camion gazogène au milieu des cages de poules et de canards, avec des maquisards qui semblaient bien le connaître.La marchandisee qui passait dans le sud, c'était autant que les Allemandsne nous prenaient pas.. C'a été un retour triomphal, pas comme les intermiables trajets dans des wagons de troisième classe avec les banquettes en bois&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-451083635739618257?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/451083635739618257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/ca-rendait-service.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/451083635739618257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/451083635739618257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/07/ca-rendait-service.html' title='Ca rendait service'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-4189241553793155580</id><published>2009-06-30T07:25:00.000-07:00</published><updated>2009-06-30T08:00:30.906-07:00</updated><title type='text'>la guerre</title><content type='html'>Un matin, je me suis réveillée, seule ans un grand lit. Un homme est entré dans la chambre et avance vers moi. Je le connais et je ne le connais pas. C'est celui des bord du Rhône. Celui de quand on avait traversé le fleuve  la nuit, sur un bac, parce qu'il n'y avait plus de ponts, ils avaient tous été bombardés. Tout le monde avait très peur. Une peur qui vient du ciel, une peur qui vient de l'eau, partout le danger. Mais là c'est pas pareil. C'est un dimanche matin tranquille. Je viens de me réveiller. Et ce même homme s'approche du lit. Je cache ma figure dans mes mains tout en regardant entre mes doigts. J'ai peur de lui. Je ne veux pas l'embrasser. Ma mère arrive et m'emmène à la cuisine, là où il y a tout le monde. Ils se moquent de moi parce que je ne connais pas mon père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'on a pu bien manger, ce jour-là !  Il m'a prise sur ses genoux, il m'a cajolée, il m'a portée pour me montrer ce qu'on voyait de la fenêtre : mon petit copain qui amenait les vaches boire à la fontaine en bas sur la place. Il s'était accroché à la queue de la dernière vache et se laissait traîner. c'était rigolo. C'est ce jour-là aussi que mon père m'a dit qu'il fallait descendre les escaliers debout comme une grande. Avant, je descendais les marches une à une, assise sur le derrière. J'étais un beau bébé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après moi c'est aussi le jour où on a été écouter la radio dans la boutique où on achetait le pain. Les grosses miches de pain qu'on pèse sur une balance avec des plateaux en cuivre, il me semble. Là, tout le monde était très content. "lls arrivent, disait mon père, c'est l'affaire de quelques jours." Nous, on pouvait pas bien se rendre compte. On était déjà au paradis. Sur le comptoir de cette boulangerie, il y avait de grands bocaux pleins de bonbons à la gomme de toutes les couleurs. Ca sentait bon l'odeur du  bois humide, de farine et de tourtes en train de cuire dans le four. Mon père nou a fait coller l'oreille au poste énorme qui grésillait. Je me souviens comme il était content. Tout le monde était content.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-4189241553793155580?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/4189241553793155580/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/06/la-guerre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/4189241553793155580'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/4189241553793155580'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/06/la-guerre.html' title='la guerre'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-6231248942971329605</id><published>2009-06-29T13:11:00.000-07:00</published><updated>2009-06-29T13:26:13.169-07:00</updated><title type='text'>Par quoi commencer ?</title><content type='html'>J'ai cherché dans les livres; j'ai essayé de réunir des renseignements sur le pays, sur la période. J'ai laissé remonter mes souvenirs. C'est un travail de Pénélope. Je note ce qui vient mais quand j'essaie de comprendre, je n'attrape rien de solide. Un jour je me représente les faits dans un certain ordre. Je regarde l'image ;c'est pas ça.  Ca sonne faux. Alors, je mets tous mes papiers dans un coin et j'oublie pendant un an ou deux.  Et puis ça me reprend : je ne vais pas jeter tous ces papiers couverts d'écritures sans les relire, sans en tirer quelque chose. J'ai de la patience pour faire et défaire. Pour démêler les noeuds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà ce que je sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par quoi commencer ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-6231248942971329605?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/6231248942971329605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/06/par-quoi-commencer.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/6231248942971329605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/6231248942971329605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/06/par-quoi-commencer.html' title='Par quoi commencer ?'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-1784119768956269367</id><published>2009-06-28T04:14:00.000-07:00</published><updated>2009-07-07T06:44:25.528-07:00</updated><title type='text'>Dernier dimanche de juin</title><content type='html'>En fait au début de ma vie, je ne le connaissais pas. Il n’est pas présent dans mes tout premiers souvenirs. On ne vivait pas dans la même maison. Je vivais avec ma mère, mon frère et ma sœur à la montagne et sans doute personne ne me parlait jamais de lui. Je ne savais même pas qu’il existait, que j’avais un père quelque part. Puis, quand j’ai quinze ans, il meurt et personne ne parle plus jamais de lui. Encore aujourd’hui j’ai du mal à me faire une idée sur lui. Il est mort. Je me souviens du cortège qui l’accompagnait au cimetière. On était habillés de noir de la tête aux pieds, les femmes avec des voiles noirs, debout devant ce trou qui allait se refermer. C’était fini.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-1784119768956269367?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/1784119768956269367/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/06/dimanche.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/1784119768956269367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/1784119768956269367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/06/dimanche.html' title='Dernier dimanche de juin'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-1823933920437315511</id><published>2009-06-28T04:08:00.000-07:00</published><updated>2009-06-28T04:11:16.435-07:00</updated><title type='text'>ordinateur</title><content type='html'>ta langue, tu l’as perdue, ta langue ?&lt;br /&gt;Répondre à une seule  question  :  qui  était mon père ? Mais ça , c’est pas facile. Personne ne veut en parler, de mon père, ni même en entendre parler. Pourtant, que je sache, il n’a rien fait de mal.  Répondre à une question très précise  . J’aurais juste voulu savoir  pourquoi  il est mort avant d’avoir cinquante ans. Son propre père, déjà, n’avait même pas voulu en entendre parler ; sa mère ne savait ni lire ni écrire, et lui ,  il  quitte l’école dès l’âge de huit, dix ans pour travailler, il fonde une famille, il traverse la crise de 1929, la  guerre : et finalement il n’a pas su qu’il avait réalisé son rêve. Oui, ses  quatre enfants sont tous  allés étudier à l‘université, tous, les deux filles comme les  deux garçons. Et quel que soit l’usage qu’ils  ont fait ensuite de ce bagage, ils y ont  tous obtenu un diplôme. Mais lui, il est mort avant même de les voir, accrochés au mur de sa salle à manger, comme il souhaitait, les diplômes de baccalauréat des quatre enfants. C’est pas juste.&lt;br /&gt;Je ne me suis jamais vraiment bien entendue avec lui et il m’a fallu du temps pour pouvoir regarder  en arrière.  Moi aussi, j’ai  eu du mal à parler de lui et je suis prête à passer le temps qu’il faudra pour le retrouver au moins dans ma mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En fait au début  de ma vie,  je ne le connaissais pas.  Il n’est pas présent dans mes tout&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-1823933920437315511?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/1823933920437315511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/06/ordinateur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/1823933920437315511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/1823933920437315511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/06/ordinateur.html' title='ordinateur'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8077445951103878247.post-758318251649162868</id><published>2009-06-27T03:51:00.000-07:00</published><updated>2009-06-28T00:23:56.201-07:00</updated><title type='text'>Et ta langue, tu l'as perdue, ta langue ?</title><content type='html'>Mon père, s'il avait vécu aurait eu cent ans le 7 juillet de cette année&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8077445951103878247-758318251649162868?l=aggradacom.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aggradacom.blogspot.com/feeds/758318251649162868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/06/et-ta-langue-tu-las-perdu-ta-langue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/758318251649162868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8077445951103878247/posts/default/758318251649162868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aggradacom.blogspot.com/2009/06/et-ta-langue-tu-las-perdu-ta-langue.html' title='Et ta langue, tu l&apos;as perdue, ta langue ?'/><author><name>aggrada</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_UDeYzlHIYQE/SrvcUH7BtEI/AAAAAAAAAEU/uvf9o3lyLOA/S220/les+%C3%A2nes.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
